Le premier album de Placebo, très bien accueilli par la critique et le public, propose déjà les paramètres musicaux si caractéristiques du groupe : guitares déchaînées, mélodies déchirantes, textes riches, gorgés de tristesse, de peine, de dégoût, de rejet, de provocation, de désir ; un langage cru, direct, parfois même blessant, qui va droit au c½ur des auditeurs, et surtout cette voix hyper personnelle de Brian, subtil mélange androgyne au dessus du chaos des guitares. Des débuts plus que prometteurs pour le (presque) trio. A noter qu'à l'époque la fameuse union n'était pas faite de Steve Hewitt à la batterie mais de Robert Schulzberg. Le groupe recherchait un batteur, malgré la connaissance d'Hewitt qui était déjà sur d'autres projets, ils durent trouver une solution, et ce très vite. Olsdal proposera Robert Schulzberg, au jeu acide, nerveux, tacite. Suite à une mésentente totale entre Molko et Schulzberg, ils feront appel à Hewitt.